Œuvre marquante de MÖ FILMS, Québékoisie suit Mélanie et Olivier dans un voyage à vélo sur la Côte-Nord afin de mieux comprendre les relations complexes entre Autochtones et non-Autochtones. Leur quête identitaire les mène de rencontres en révélations, entre introspection et ouverture sur le monde. Nommé aux prix Jutra et lauréat du prix Magnus-Isacsson aux RIDM, notamment diffusé sur TV5 Monde, le film propose une réflexion sensible sur le vivre-ensemble, l’identité, les relations interculturelles et notre lien au territoire.
Avec les propos de l’anthropologue Serge Bouchard et du sociologue Pierrot Ross-Tremblay.
C’est à 30 ans, après avoir parcouru la planète, qu’Olivier et Mélanie réalisent qu’ils entretiennent des liens avec le bout du monde alors qu’ils n’ont jamais posé les pieds dans une réserve indienne, chez-eux, au Canada. Le jeune couple décide alors de parcourir la Côte-Nord du Québec à vélo afin de mieux comprendre les relations entre Québécois et Premières Nations. D’où vient cette méconnaissance des Autochtones, alors que des études montrent que plus de la moitié des Canadiens français ont au moins un ancêtre amérindien ? Pourquoi les préjugés sont-ils toujours aussi tenaces ? Comment les choses peuvent-elles évoluer ? De rencontres fortuites en rencontres programmées, la quête des cinéastes croisera celle, surprenante, d’un Innu parti à la recherche de ses ancêtres en Normandie et la démarche bouleversante de la sœur du caporal Lemay, tué lors de la crise d’Oka en 90.
Participants (par ordre alphabétique): Anne-Marie St-Onge, Élisa-Uashtessiu Bacon, Eruoma Awashish, Évelyne St-Onge, Fernande St-Onge, Francine Lemay, Hélène Vézina, Isabelle Kanapé, Josée Simard, Malcolm Riverin, Marco Bacon, Mavis Étienne, Nicolas Dupont, Pierre Emmanuel Bacon, Pierrot Ross-Tremblay, Serge Bouchard.
Québékoisie s’inscrit dans la tradition des grands récits documentaires qui interrogent notre rapport au territoire, à l’identité et aux relations autochtones-allochtones au Québec. En suivant un périple à vélo sur la Côte-Nord, le film met en lumière les dialogues, les rencontres et les tensions qui traversent cette vaste région où se croisent histoires, mémoires et frontières invisibles.
Au Québec, plusieurs grands territoires portent des noms dont les frontières sont à la fois réelles et imaginaires: Gaspésie, Minganie, Jamésie… Des lieux vastes, habités, mais dont les contours demeurent souvent flous dans nos têtes comme sur les cartes. Après nos recherches pour savoir si ce mot avait déjà été utilisé, nous avons découvert que le cinéaste et écrivain Pierre Perrault avait lui aussi employer le terme « Québécoisie » (avec un c) pour désigner un espace identitaire mouvant — un territoire vivant, défini par les relations humaines plutôt que par les lignes tracées sur une carte.
C’est exactement dans cet esprit que nous avons choisi le titre Québékoisie : non comme une simple référence géographique, mais comme une métaphore d’un territoire aux frontières poreuses, changeantes, traversées par les récits, les langues, les migrations, les rivières et les rencontres. Un espace qui croise et chevauche celui des nations voisines, où les liens humains façonnent le sens du lieu.
Le choix du k renoue également avec certaines graphies anciennes du mot Kébec ou Québek, utilisées avant la standardisation moderne. Cette variation évoque l’idée que le langage, tout comme le territoire, est vivant, en transformation constante.
Ainsi, Québékoisie désigne un lieu qui peut être vécu et nommé différemment par deux personnes sans perdre son sens profond. Un territoire habité par des récits multiples, où l’identité — individuelle comme collective — se construit dans la rencontre et le dialogue.
À travers une démarche documentaire intime tournée sur quatre années, ce film observe l’enfance à hauteur d’enfant, au cœur d’une famille de cinéastes. Lauréat du prix Jean-Marc-Vallée, il propose une réflexion sensible sur la transmission, la parentalité et la manière dont nous racontons le monde aux générations futures.
Documentaire à la fois poétique et immersif, ce film plonge au cœur du camp de réfugiés de Kutupalong, au Bangladesh, le plus peuplé au monde, où vivent près d’un million de Rohingyas ayant fui le génocide au Myanmar. Salué par la critique internationale, lauréat du Prix Écrans canadiens du meilleur film documentaire et finaliste pour représenter le Canada aux Oscars, il propose un regard humain sur l’exil et la dignité.
Devenu un documentaire de référence au Québec, ce road-movie nous transporte sur la Côte-Nord, où rencontres et dialogues nous plongent au cœur des relations autochtones-allochtones. Par sa portée humaine et sociale, Québékoisie a contribué à transformer non seulement le regard porté sur l’identité au Québec, mais aussi sur le vivre-ensemble.
Le film Rencontre nous plonge dans un voyage réunissant de jeunes Innus, Hurons-Wendat et Québécois non-autochtones parcourant 310 km sur le sentier ancestral des Jésuites. Un documentaire sur la symbolique du territoire, l’identité et la construction des relations autochtones-allochtones au Québec.