Wandering without return

By | 5 November 2018

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Documentaire / Actuellement en postproduction / Sortie prévue en 2020

Errance sans retour nous fait valser entre les réalités quotidiennes d’un jeune Rohingya et les fantômes vivants d’une population en exil. Mohammad, 15 ans, vit avec sa mère et sa petite soeur dans un abri de fortune, perdu au milieu d’une mer de huttes fragiles composant le camp de réfugiés de Kutupalong, au Bangladesh, le plus grand camp de réfugiés au monde. Autour de lui, le spectre de l’errance, de l’attente, de la disparition. Dans ce lieu presque hors du temps et de l’espace, est-il encore possible d’exister ?

 

MISE EN CONTEXTE

Minorité musulmane de la Birmanie (maintenant le Myanmar), les Rohingyas sont persécutés depuis des dizaines d’années. Ce n’est toutefois qu’en 2017 que le sort de ce peuple a été dévoilé dans les médias d’ici. En effet, le 25 août 2017, les forces de sécurité birmanes lançaient une vaste opération militaire contre les Rohingyas dans l’État de Rakhine, dans l’ouest du pays. Dans les jours qui ont suivi, une marée de réfugiés débarquait au Bangladesh : jusqu’à 50 000 personnes en une seule journée.

Depuis, plusieurs exilés rapportent les horreurs qu’ils ont vécues en Birmanie : violences sexuelles, torture, incendies de villages entiers, assassinats des membres de leurs familles. À ce jour, ces atrocités ont forcé l’exode de plus de 700 000 personnes vers le Bangladesh. Sans oser parler directement de génocide, l’ONU décrivait la situation comme étant un «exemple classique de nettoyage ethnique».

Au sud du Bangladesh, plusieurs camps de réfugiés se sont formés. Situé dans le district de Cox’Bazar, le camp de Kutupalong est le plus important d’entre eux. Il accueille à lui seul plus de 600 000 réfugiés. Bouleversée par cette crise humanitaire majeure mais peu médiatisée, l’équipe de MÖ FILMS a relevé le défi de se rendre sur place pour recueillir des témoignages des réfugiés et faire connaître leur sort au monde entier.

 

PARTENAIRES

Le tournage de ce film a pu se réaliser grâce à la généreuse contribution de citoyennes et de citoyens lors de notre campagne de socio-financement sur KissKissBankBank en mai – juin 2018. Il est également supporté en postproduction par le Conseil des arts et des lettres du Québec, par le Conseil des arts du Canada et par le Fonds MELS. 

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